Diagnostic d'une installation électrique ( 1ère partie )

ICH - Diagnostic électrique

Etat de l'installation intérieure d'électricité   pour les immeubles à usage d'habitation

La Norme C 16 600.

Les articles R. 134-10 à R. 134-13 du code de la construction et de l'habitation

Le décret n°2008-384  relatif à l’état de l’installation intérieure d’électricité dans les immeubles à usage d’habitation

Les articles R. 134-10 à R. 134-13 du code de la construction et de l'habitation  

 Cette première partie  théorique rappelle qu'il faut connaitre :

  • Les notions fondamentales d’électricité
  • Les unités électriques
  • Le courant continu et le courant alternatif
  • Le monophasé et le triphasé
  • Les points à connaître dans une installation intérieure sont :
  • L’alimentation électrique de réseau
  • Les Installations électriques et chauffage
  • Les conducteurs électriques, les câbles, l’appareillage  ( prise , interrupteur, éclairage …)
  • Les couleurs conventionnelles
  • Le dimensionnement des conducteurs
  • La Sécurité d’une installation électrique
  • Les locaux
  • Les dispositifs de protection ( tableau , disjoncteurs, différentiel )
  • La prise de terre
  • La liaison équipotentielle
  • La norme UTE  NF  C  15-100
  • Les guides UTE

          pour réaliser le diagnostic électrique  en conformité avec la norme  C 16-600

 

 

 

 

 

Introduction

 

Le présent exposé résumé relatif à    «  l’électricité » a pour but de donner :

  •           des notions et des indications de physique relatives à l’électricité, 
  •           des explications sur les installations électriques des bâtiments d’habitation,
  •           une présentation de leur danger pour l’homme et ainsi les mesures de sécurité pouvant apporter une amélioration.

 

En 2009 ,a été mis en application un diagnostic dit : 

« contrôle de l’état des installations électriques des immeubles à usage d’habitation »  

qui consiste en la réalisation d’un diagnostic de l’état des installations électriques à usage domestique, réalisé pour le compte du propriétaire ou son mandataire, à l'occasion de la vente de tout ou partie d’un immeuble à usage d’habitation (application de l’article L. 134-7 du code de la Construction et de l’Habitation).

Le champ d'application du diagnostic porte sur l'ensemble de l‘installation d’électricité privative, visible et visitable en immeubles à usage d'habitation   située en aval de l'appareil général de commande et de protection de cette installation.

La  norme  XC 16-600 précise le rôle des différents acteurs concernés   (opérateur de diagnostic et donneur d’ordre) ainsi que les éléments à faire figurer dans le rapport de visite.

Le diagnostic a pour objet d’identifier par des contrôles visuels, des essais et des mesures les défauts susceptibles de compromettre la sécurité des personnes.

Les exigences techniques faisant l’objet du diagnostic procèdent de la prévention des

  • risques liés à l’état de l’installation électrique et à son utilisation (électrisation, électrocution, incendie) et  reposent sur les exigences réglementaires, les règles d’installation et autres textes de référence en vigueur  .

 

En aucun cas, ce diagnostic «  pour vente » n'est  un  contrôle de conformité de l’installation vis-à-vis de la réglementation en vigueur, tel celui établi par l’association CONSUEL et portant le même nom.

Le diagnostic concerne l’ensemble des circuits de toutes tensions et natures de courant associés en vue de l’utilisation de l’énergie électrique.

Il concerne la partie de l’installation de branchement située dans la partie privative d’un lot de copropriété ou dans la partie interne d’un immeuble avec unicité de logement..

Le diagnostic ne concerne pas les circuits internes des matériels d’utilisation destinés à être reliés à l’installation électrique fixe.

L’intervention de l'opérateur de diagnostic ne porte que sur les constituants visibles, visitables de l’installation au moment du diagnostic.

 

L’histoire de l’électricité cette inconnue pour certains ….

THALES (600 avant JC) frotte de l’ambre  avec de la fourrure et peut ensuite attirer une plume d’oiseau  ( électricité statique avec laquelle on jouait à l’école en frottant une règle dans notre coude et on cherchait à attirer un morceau de papier …) , pour mémoire Elektron en grec est le nom qui désigne  l’ambre jaune( résine végétale fossilisée)…. cette racine grecque devenue "electrum" chez les Romains

GILBERT, Chercheur anglais du XVIe siècle découvre que d’autres matériaux présentent la même propriété et propose le terme « électricité »

FRANKLIN en 1752  découvre que les nuages par temps d’orage sont électrisés …. Il y aura l’invention  du paratonnerre  ( ATTENTION   à ne pas confondre le paratonnerre et le parafoudre , ce sont deux matériels contraires …)

Puis à partir de 1830 des physiciens célèbres dont le nom est resté  attaché à des unités de mesure et que nous verrons plus loin.

 

 

 

Rappels fondamentaux

  •  Nature de l’électricité :

Un phénomène électrique se traduit par le déplacement d’électrons (particules des couches externes de l’atome).

Les matériaux , selon leur nature, ont plus ou moins de facilité ou de difficulté  à libérer des électrons ou non.

Un matériau dit  « conducteur »  libère  facilement des électrons.

Un  matériau dit  « isolant » n’en libère pas..

La collision des électrons avec le atomes se traduit par un dégagement de chaleur plus ou moins grand en fonction de la résistivité du matériau.

Un générateur électrique est un appareil capable de fournir, d’une part, une grande quantité d’électrons libres à la borne négative et d’autre part, une grande quantité d’ions positifs à la borne positive.

Pour que le courant électrique puisse circuler dans le conducteur qui relie les deux bornes d’un générateur, il faut évidemment qu’il y ait un déséquilibre dans le nombre d’électrons libres. C’est-à-dire un état électrique différent pour chaque borne. Cet état est appelé potentiel électrique.

La  résistance électrique d’un circuit est  la difficulté que présente ce circuit au passage du courant électrique. L’unité de résistance est l’Ohm ( ). ; lorsque la longueur   d’un conducteur augmente, sa résistance grandit proportionnellement.

 

 

 

  •  Comment comprendre ce phénomène  « électrique » : 

 

L’exemple ci-après est commun et systématiquement repris dans les manuels, mais a pour qualité d’être facilement compréhensible :

On compare le passage d’électricité  à un passage d’eau dans un tuyau.

Les électrons correspondraient à un fluide d’eau et le fil conducteur serait le tuyau ….

  • On fait passer de l’eau dans un petit tuyau, il en passe moins que dans un tuyau de grosse section et ainsi le débit est plus petit. …. le débit électrique est ce que l’on appelle l’intensité et s’exprime en AMPERE.
  •  Si cette eau qui doit traverser le tuyau est auparavant placée dans un seau , avant de traverser le tuyau …. ; on lève le seau et plus le seau est haut, plus la pression avec laquelle va descendre l’eau va être forte …. en électricité cette pression s’appelle «  tension » et s’exprime en VOLT  …. cette différence de pression est proportionnelle à la hauteur de la colonne d’eau formée entre le  haut du seau et l’extrémité  basse du tuyau, et s’appelle en électricité        « différence de potentiel. »
  • Si le tuyau d’eau est de faible section, l’eau a moins de débit et  perçoit une résistance pour avancer .. cette résistance en électricité s’appelle aussi    résistance  et s’exprime en  OHM, et est proportionnelle  à la nature du fil conducteur ; un fil qui conduit mal les électrons est dit posséder une forte RESISTIVITE ; la résistance est fonction de la section du fil et de sa résistivité 

 

 

 

  • Les deux natures de courants électriques fondamentales

 Le courant continu

Le courant continu appelé polarisé se déplace ( du moins les électrons le formant ) toujours dans le même sens à l’intérieur du circuit à savoir du pôle moins vers le pôle plus, c’est ce que l’on appelle le sens réel ; Avant que cette découverte ne soit réalisée, lil avait été défini conventionnellement que le sens de déplacement du courant était   du pôle  plus vers le moins, ce que l’on appelle le sens conventionnel.

Pour que le courant passe, il faut qu’il y ait raccordement de fil entre le + et le - : on dit que le circuit est fermé ; lorsque le circuit est ouvert, le courant «  ne passe pas » .

 Il s’agit du courant utilisé à partir de pile ou générateur  . La tension habituelle     rencontrée en jouet, petit appareil , téléphone portable, baladeur ,  lampe torche est de 4.5 volts,  6 volts, 12 volts …..

 

 

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